Foire aux questions sur la stérilisation

 

  

J’ai une chatte et un chien et j’aurais beaucoup de questions à vous poser concernant leur stérilisation. La toute première étant, pourquoi tout le monde, les vétérinaires, les éducateurs, les éleveurs et les sociétés protectrices insistent autant pour que je les fasse opérer?  

En fait, chacun de ces intervenants ou spécialistes du monde animal possède sa propre raison. Par exemple, les médecins vétérinaires souligneront les bénéfices à long terme pour la santé; les éducateurs loueront la plus grande facilité à inculquer les notions de base; les éleveurs voudront éviter que leurs animaux se reproduisent sans contrôle de qualité; et les organismes de défense des animaux allégueront que les surplus de bêtes abandonnées seraient en partie réglés avec un plus fort pourcentage d’animaux stériles. 

 

Du strict point de vue médical, comment le fait d’enlever les ovaires ou les testicules d’un animal peut être bon pour sa santé?

De toutes les raisons, celle qui est la plus documentée et quantifiée est, sans aucun doute, le danger de développer des tumeurs mammaires. Chez la chienne opérée avant une première chaleur, les risques de contracter ce genre de tumeur et de 0,5 %. Si elle est opérée après le premier œstrus qui survient, en moyenne, entre 7 et 8 mois, ses chances sont de 8 %. Finalement, si vous ne la stérilisez qu’après le deuxième ou troisième œstrus, le spectre grimpe dangereusement à 26 %. En ce qui concerne la chatte, la stérilisation réduirait de 40 % à 60 % les chances de développer un cancer des mamelles. 

N’omettons pas que la stérilisation chez la femelle consiste, non seulement en l’ablation des ovaires, mais aussi de l’utérus, ce qui prévient les catastrophiques pyométrites qui ont lieu très souvent dans le dernier tiers de la vie de l’animal, et qui sont, la plupart du temps, mortelles.

En ce qui concerne les mâles, la castration aurait une incidence sur la réduction de certaines maladies reliées directement ou indirectement à l’effet de la testostérone, sans oublier le risque ramené à zéro de contracter un cancer des testicules.