Les Québécois gardent leur chat pour une période moyenne de 7 ½ ans et leur chien pour une durée de 8 ans.


Une enquête menée à la grandeur de la province à l'initiative conjointe de l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux, de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, du Centre de distribution de médicaments vétérinaires de Saint-Hyacinthe et de la Ville de Montréal. De plus, ce sondage a été réalisé entre le 12 et le 14 décembre 2011 auprès d'un échantillon de 1 002 Québécois (es), âgés (es) de 18 ans ou plus et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. La méthodologie utilisée par la firme Léger Marketing fut donc exactement la même que celle employée dans tous les sondages de grande qualité qu’ils effectuent. Ainsi, nous ne pouvons avoir aucun doute sur la rigueur ni sur la pertinence des résultats obtenus, la marge d’erreur étant d’environ 3 %, 19 fois sur 20. 

Ce premier sondage réalisé sur le sujet au Québec, avait pour objectif de clarifier certains chiffres qui circulent à l’effet que les Québécois ne sont pas responsables et se départissent de leurs animaux au bout de  seulement 18 mois.

 

En effet, peu importe les revenus, l'emploi, l’état matrimonial ou la scolarité, le pourcentage de Québécois qui choisissent de se départir de leur chien ou de leur chat moins d’un an après leur acquisition, n’est que de 3 %. Le taux de renoncement à s’occuper d’un chien moins de trois ans se situe à 10 % et à 14 % pour un chat. À noter que la durée de possession des chats ou des chiens dans le Montréal métropolitain ne se différencie pas du reste de la province.

 

L’autre aspect intéressant de ce sondage provient du fait que 95 % des chats adultes, qui habitent dans un domicile au Québec, sont stérilisés. On remarquera qu’à Montréal, on observe une légère tendance sous la moyenne québécoise avec 91 % des chats stérilisés.

 

Par contre, même si les Québécois gardent leurs chiens et leurs chats plus longtemps qu’on ne le croyait et que la très grande majorité de ces derniers sont stérilisés, il est évident qu’il y a encore trop d’animaux non désirés et non stérilisés abandonnés dans les refuges, fourrières et centres d’adoption du Québec.

 

Nous sommes persuadés que l’éducation de la population, en général, et les incitatifs à stériliser les chats et les chiens de moins d’un an, sont des éléments essentiels afin de solutionner ce problème qui sévit particulièrement chez les animaux se retrouvant dans les refuges.

 

Il est aussi très clair que, comme société, nous devons trouver de nouveaux moyens pour sensibiliser les Québécois à conserver encore plus longtemps leurs chats et chiens. N’oublions pas que leur espérance de vie est bien supérieure à huit ans!

 

Finalement, il est essentiel de convaincre les futurs propriétaires de se rendre prioritairement dans les refuges ou dans les centres d’adoption lorsque vient le temps de se procurer un nouveau compagnon. 

 

Rappelons-nous que dans tous les cas, l’adoption, c’est pour la vie!

 

 

AUTRES CONSTATS

 

  • Peu importe les revenus, l’occupation, l’état matrimonial ou la scolarité, le pourcentage de stérilisation des chats ne change pas, de manière significative, dans les foyers québécois. Seule exception : les employés de service ou de bureau qui ont moins tendance à faire stériliser, avec 89 %, comparativement à la moyenne québécoise, à 95 %.

 

  • Les femmes sont plus nombreuses (4 %) que les hommes (2 %) à se départir de leur chat dans les 12 premiers mois.

 

  • Même si la représentativité des chats dans les foyers francophones et non-francophones est la même, on doit tout de même constater que les non-francophones ont plus de chats par ménage, soit en moyenne 1,89 contre 1,49 pour les francophones.

 

  • Ce sont les 18-24 ans qui possèdent le moins de chats, soit 1,22 par foyer, la moyenne québécoise étant de 1,57.

 

  • Ce sont les foyers sans enfants qui possèdent, en moyenne, le plus de chats, soit 1,72 contre 1,29 pour les ménages avec enfants.

 

  • Ce sont dans les foyers des 45-54 ans que l’on retrouve le plus souvent de chats avec 37 %. En contrepartie, ce sont chez les 65 ans et plus, qu’ils sont les moins présents avec seulement 22 %, et les retraités, avec 23 %.

 

  • On remarque que les personnes qui occupent un emploi, possèdent un chat dans 35 %, des cas contre seulement 23 % pour les personnes qui n’occupent pas d’emploi.

 

  • À noter que 43 % des francophones avouent ne jamais avoir eu de chat contre 56 % pour les non-francophones.

 

  • Dans le Montréal métropolitain, 53 % des citadins n’ont jamais eu de chat, ce qui est inférieur à la moyenne québécoise qui se situe à 46 %. C’est dans l’ouest de la province que ce pourcentage est le plus faible, avec 35 %.

 

  • Les Québécois francophones sont beaucoup plus nombreux à avoir eu un chien dans leur vie, soit 53 % contre 39 % pour les non-francophones.

 

  • C’est dans le Montréal métropolitain que l’on retrouve le moins d’habitants ayant eu la chance de vivre avec un chien, soit 44 % comparativement à la moyenne québécoise qui est de 50 %. C’est dans l’ouest de la province que les chiens sont les plus populaires puisque 63 % de ses citoyens disent avoir déjà eu un chien.

 

  • Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce sont les gens ayant les plus faibles revenus qui se départissent le moins de leur chien en dedans de trois ans, soit à peine 7 %, contre 10 % pour la moyenne québécoise.

 

  • Le plus petit pourcentage de chats stérilisés, soit 79 %, se retrouve chez les 18-24 ans.

 

  • Les francophones gardent, en moyenne, leur chat moins longtemps (7,3 ans) que les non-francophones (9,3 ans).

 

  • Dans le Montréal métropolitain, on remarque une légère tendance à une sous-représentation des chats dans les ménages, par rapport à l’ensemble du Québec, soit 26 % contre 29 %. C’est la région centre qui possède le plus de foyers avec des chats, soit 37 %.