IL Y A DÉSORMAIS 1 MILLION DE CHIENS AU QUÉBEC!

 

 

Laval, le 21 février 2016. — Pour la première fois dans l’histoire, le nombre de chiens vivant dans les foyers québécois a atteint le million. Malheureusement, tous ne sont pas bien identifiés. C’est ce que révèle une toute nouvelle étude1, commandée par l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux2, en collaboration avec le CDMV3 et Royal Canin4, dans le cadre de la Semaine nationale de la stérilisation animale au Québec5.

 

LE NOMBRE DE CHIENS, AU QUÉBEC, A AUGMENTÉ DE 15 % EN 20 ANS.

 

Depuis 20 ans, l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux commande annuellement des sondages à des firmes reconnues afin d’évaluer le nombre de chiens au Québec.

 

Ceci nous a permis de constater que la présence du meilleur ami de l’homme dans les foyers québécois est restée très stable. À preuve, en 1996, on retrouvait des chiens dans 24 % des domiciles québécois pour un total estimé à 852 000 chiens. En 2016, ce pourcentage est exactement le même, pour un total de 1,02 million de chiens, répartis dans quelque 836 000 ménages.

 

Bref, la progression de 15 % du nombre de chiens au cours des vingt dernières années n’est pas due à l’augmentation de sa popularité au sein de la population, mais uniquement à la croissance démographique au Québec.

 

Selon les résultats de ce récent sondage, réalisé par la firme SOM, au Québec, 19 % des foyers ont un chien, 4 % en gardent deux et 1 % en héberge trois ou plus pour une moyenne de 1,2.

 

Nous ne sommes également pas surpris de constater que la présence des chiens en milieu urbain est beaucoup plus faible. À titre d’exemple, dans la région montréalaise, le pourcentage de ménages avec au moins un chien tombe à 20 % et à 18 % pour la région de Québec. Si on regarde uniquement pour l’Île de Montréal, ce chiffre descend à 12 %. C’est en dehors de ces deux grands centres urbains que l’on rencontre le plus de chiens avec une présence dans 30 % des foyers.

 

Il est intéressant de constater que plus un ménage compte d’individus, plus il y a de chances d’y retrouver un chien. Par exemple, seulement 7 % des ménages d’une seule personne ont un chien, contre 28 % pour les ménages à deux et 37 % pour ceux avec trois ou quatre personnes. Par ailleurs, seulement 14 % des locataires avouent avoir un chien, contre 30 % des propriétaires.

 

Il n’en reste pas moins que la présence de chiens au Québec est bien en deçà des moyennes canadienne ou américaine. À titre de comparaison, en 2015, aux États-Unis, selon la Humane Society, 44 % des foyers possédaient au moins un chien pour un total de 78 millions. Au Canada, d’après l’Institut canadien de la santé animale, en 2014, 32 % des maisons détenaient au moins un chien pour un total de 6,4 millions.

 

FAUTE D’ÊTRE BIEN IDENTIFIÉ, UN CHIEN SUR SIX RISQUE DE NE PAS ÊTRE RETROUVÉ.

 

Même si une grande majorité de propriétaires (84 %) affirme que leur chien a une identification permettant de le récupérer en cas de fugue, dans les faits, les résultats indiquent qu’au Québec, un chien sur six qui se perd ne pourrait être identifié de quelque manière que ce soit, puisque 9 % d’entre eux ne portent rien et 7 % un simple collier, sans plus.

 

La méthode d’identification la plus utilisée par les propriétaires demeure le port du collier avec une médaille servant de licence de la ville, et ce, dans 62 % des cas. En deuxième position, on retrouve le collier avec une inscription pour 30 % des chiens et, en troisième position, le collier avec une médaille mentionnant que l’animal a été vacciné contre la rage chez 24 % des chiens. Le sondage révèle aussi que seulement 14 % des chiens au Québec portent une micropuce et 5 % un tatouage avec numéro d’enregistrement.

 

Si on pousse l’analyse plus loin, on constate qu’à Montréal, les campagnes de sensibilisation et les journées de micropuçage ont obtenu des résultats concrets sur les propriétaires : 23 % des chiens possèdent une micropuce contre 14 % pour l’ensemble du Québec. Un exemple à suivre pour toutes les autres municipalités.

 

L’AMVQ préconise l’identification des chats et des chiens par l’implantation d’une micropuce et soutient les municipalités qui désirent encourager ou obliger leurs citoyens à l’utiliser.

 

Une étude publiée en 2009 dans le Journal of the American Veterinary Medical Association, et portant sur 7 704 animaux « errants », a démontré que 52,2 % des chiens avec une micropuce sont retrouvés par leurs propriétaires, contrairement à seulement 21,9 % des chiens sans micropuce.

Par ailleurs, si l’implantation d’une micropuce constitue la procédure de choix, il n’en reste pas moins qu’une deuxième méthode d’identification visuelle, comme le port d’un collier assorti d’une médaille, est fortement suggérée.

 

Si vous déménagez, assurez-vous de mettre à jour les informations contenues dans les bases de données associées aux micropuces. Inutile de collectionner les médailles de rage ou licences de la ville, seules celle de la dernière année de vaccination et la licence de l’année civile en cours vous seront utiles.

 

Afin de faciliter les retrouvailles, il n’y a aucune raison pour qu’au Québec, tous les chiens ne soient pas obligatoirement et correctement identifiés. C’est pourquoi l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux encourage les municipalités à prendre des actions politiques incitant et favorisant l’identification de nos chiens.

 

Si la stérilisation est un élément essentiel pour prévenir les abandons d’animaux non désirés, une bonne identification fait aussi partie de la solution!

 

 

1— Le présent rapport fait état des résultats d’un sondage omnibus par internet réalisé par la firme SOM pour le compte de l’AMVQ en pratique des petits animaux, en collaboration avec le CDMV inc. et Royal Canin.

 

Dans l’ensemble, 2 052 Québécois, âgés de 18 ans ou plus, ont été interrogés entre le 6 et 17 janvier 2016. À l’aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon la région,  la taille du ménage et la proportion d’adultes propriétaires de leur résidence principale afin que l’échantillon demeure représentatif de la population québécoise.  En tenant compte de l’effet de plan, la marge d’erreur associée à ce sondage probabiliste est de ± 3 %, et ce, 19 fois sur 20.

 

2 — L’AMVQ en pratique des petits animaux est une association à but non lucratif qui regroupe près de 850 médecins vétérinaires québécois pratiquant dans le domaine des animaux de compagnie au Québec. Pour informations : www.amvq.quebec

 

3 —Le Centre de distribution des médicaments vétérinaires (CDMV), fondé en 1972, est un distributeur pancanadien de produits et services dédiés aux médecins vétérinaires. Pour informations : www.cdmv.com

 

4 —Royal Canin est une entreprise unique de fabrication de nourriture pour chats et chiens présente dans 90 pays et qui dispose de 11 unités de production à travers le monde. Le dévouement sans faille et l’esprit pionnier ont permis à Royal Canin d’évoluer avec le temps. Pour informations : www.royalcanin.ca

 

5 — Cette activité qui a lieu, sous la supervision de l’AMVQ en pratique des petits animaux, du 21 au 27 février 2016, a pour but d’abaisser le total d’euthanasies d’animaux non désirés en invitant les Québécois à faire stériliser leurs chats et leurs chiens. Elle vise également à sensibiliser les représentants du gouvernement et les élus municipaux à l’importance de voter des lois et règlements incitant et favorisant la stérilisation animale au Québec, et ainsi réduire le nombre d’abandons dans les refuges ou les centres de gestion animalière : www.sterilisationanimalequebec.info